La vie des CLEFE – 2012 / 2013

Nouvelles créations

Novembre 2012: CLEFE Emeki à Hendaye / Saint-Jean de Luz

Prêts accordés en 2013

CLEFE Bidaia : prêt à une productrice de légumes, plantes aromatiques et médicinales commercialisés en      circuits courts à Bergouey-Viellenave.

CLEFE Urtsu : prêt pour création d’une boutique de prêt-à-porter féminin et accessoires à Cambo les bains.

CLEFE Arradoi : prêt pour création d’un Service d’accueil téléphonique personnalisé à Uhart-Cize.

Prêts accordés en 2012

CLEFE Beti Aintzina : prêt à une entreprise de location de matériel de chantier à Hélette

CLEFE Ametsa : prêt pour un salon de coiffure à Saint-Palais

prêt pour une esthéticienne à domicile à Lohitzun

CLEFE Arradoi: prêt pour installation d’un salon de coiffure à Saint-Jean Pied de Port

La vie des CLEFE – 2010 / 2011

Nouvelles créations

Juin 2011: CLEFE Arradoi à Saint Jean Pied de Port 64220

Février 2011: CLEFE Ametsa à Saint Palais 64120

Octobre 2010: CLEFE Le blé des meufs à Oloron Sainte Marie 64400

Avril 2010: CLEFE Giltza à Mauléon 64130

Janvier 2010: CLEFE Xinaurria 2 à Saint Pée sur Nivelle 64310

Prêts accordés en 2011

CLEFE Solid Guadeloupe: prêt à une entreprise en Communication

CLEFE Toulouse: prêt « Moulin magique » Evénements festifs

CLEFE Biharko: prêt pour la création d’un magasin produits bio et fermiers à Mauléon

prêt pour la reprise d’une boucherie-traiteur à Mauléon 64130

CLEFE Arradoi: prêt pour la reprise d’un bar à Uhart-Cize 64220

CLEFE Bidaia: prêt à une créatrice dans le textile à Bayonne 64100

CLEFE Oseille: prêt pour l’ouverture d’un institut de beauté à Pau 64000

prêt pour l’ouverture d’une maison d’hôtes à Lanne 64570

prêt à « La Maison de Lolalou » Prestations à domicile à Siros 64230

Prêts accordés en 2010

CLEFE Biharko: prêt à une coiffeuse à domicile à Mauléon 64130

CLEFE Adarra: prêt pour la création d’un restaurant à Saint Jean de Luz 64500

CLEFE Urkulu: prêt pour la création d’un institut de beauté à Baigorri 64430

CLEFE La Briochine: prêt pour l’ouverture d’une boutique jointe à une cafétéria

CLEFE Oseille: prêt à une costumière de théâtre à Pau 64000

prêt pour la vente de maroquinerie sur les marchés 64000

prêt à une apicultrice à Navarrenx 64190

prêt pour l’ouverture d’un restaurant mauricien à Orthez 64300

 

Témoignages

CLEFE Arradoi : Prêt à Tel@aquitaine – Sud-Ouest 05 /03 / 2013

CLEFE Giltza-Le Drop goal-Mauléon – Sud-Ouest 07/02/2013

CLEFE Arradoi-Prêt au salon de coiffure – Sud-Ouest 29/05/2012

En SOULE, l’emploi féminin est aidé par des prêts des CLEFE – Sud-Ouest 14 /11 / 2011

CLEFE Arradoi-Prêt au bar Pausa – Sud-Ouest 28/07/2011

CLEFE en SOULE-Création Giltza – Sud-Ouest 08/04/2010

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La Dépêche – 19/02/2008.

Femmes. Prêt d’honneur à Khadija El Khattabi

De l’Éducation nationale à l’entrepreneuriat

Le 30 janvier dernier, l’Association des Femmes Entrepreneurs de l’Europe (AFEE) a remis un prêt d’honneur à Khadija El Khattabi, directrice de l’ADEFI, centre de formation préparant aux diplômes Bac +2/+3 par alternance, et co-fondatrice de la société Libre Formation.

En présence, notamment, de Christel Dupuy-Montbrun (Haute-Garonne Initiative), Martine Leguennec (Medef) ou encore Hélène Caroff-Romanini (présidente du réseau national Racines), la jeune femme s’est donc vue remettre un chèque de 3 500 euros. Le Club Local d’Épargne pour les Femmes qui Entreprennent (CLEFE AFEE 31) semble avoir été séduit, tant par sa personnalité que par ses activités. Linguiste de formation et titulaire d’un doctorat en sciences du langage, Khadija El Khattabi (qui maîtrise six langues) affiche, certes, un parcours hors normes.

« J’ai décidé de quitter l’Éducation nationale, après quinze ans d’enseignement, afin de reprendre la direction de ADEFI Formation, explique-t-elle. L’alternance m’attirait beaucoup, mais c’est surtout le taux de réussite du centre, axé sur les BTS et les diplômes européens d’études supérieures dans le commercial et le marketing, son approche pédagogique (groupes à taille humaine, suivi individuel des élèves) et l’équipe, hautement qualifiée et très impliquée, qui m’ont convaincue. »

La formation dans la peau

Début 2007, Khadija se lance dans une nouvelle aventure au côté d’Alain David, lui aussi issu de l’Éducation nationale. Ils créent Libre Formation, dont le concept très novateur consiste à proposer la formation en libre accès. Chaque stagiaire (surtout des salariés) choisit ainsi librement de venir dans le centre toulousain (ouvert de 9 heures à 19 heures-20 heures, du lundi au vendredi) où il est encadré par une équipe de formateurs. Grâce à un catalogue qui compte plus d’un millier de modules en informatique, langues, finance, gestion… il peut personnaliser son parcours, notamment dans le cadre du Droit Individuel à la Formation (DIF) ou de la validation des Acquis et de l’Expérience (VAE). Un concept dans l’air du temps donc, que les dirigeants semblent apprécier. « Parce qu’ils y voient enfin une solution pour concilier la formation de leurs collaborateurs et leurs plans de charge », note Alain David. Reste que si Khadija a été la première femme à recevoir le prix de l’AFEE, Libre Formation a été également lauréat de Midi-Pyrénées Entreprendre et de Haute-Garonne Initiative. Soit 33 000 euros qui seront investis dans le développement des deux entités.

Ingrid Lemelle

 

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Télégramme de Brest – 07/11/2007

« Gwenneg » : le premier Clefe breton est né

Mardi, dans les locaux de la CCI, les membres fondateurs du premier Clefe (Club local d’épargne pour les femmes qui entreprennent), constitué en indivision volontaire, s’étaient réunis en assemblée générale constitutive autour de Mme Companini, de Racines, l’association habilitée à créer les Clefe qui s’inscrivent dans le cadre de l’action « S’engager ensemble pour l’emploi » préconisée par le Fonds social européen.

Ce Clefe est une grande première en Bretagne. Il est constitué de personnes qui ont décidé de consacrer une partie de leur épargne à l’aide à la création d’entreprises par les femmes.

Les membres du Clefe verseront, tous les mois, une certaine somme (de 15 à 50 €) qui va constituer un capital dans lequel vont ensuite être puisées les aides qui seront attribuées après étude des dossiers qui seront présentés au Clefe, tout en précisant que cette aide ne constituera pas un prêt principal mais un levier auprès des instances financières classiques. La convention signée mardi portera sur cinq ans, renouvelable une fois.

Une gérante santécoise

Mme Companini a détaillé tous les articles de la convention qui a été soumise à l’approbation des 13 personnes qui auront le statut de « Membre fondateur » et à qui il appartenait de donner un nom au Clefe. Le choix des membres s’est porté sur celui de : « Gwenneg »… Pendant six mois, à dater du 6 novembre 2007, d’autres personnes pourront y entrer.

La désignation d’un gérant étant obligatoire (il aura surtout un rôle administratif), c’est Mme Elizabeth Corre-Pouliquen, de Santec, qui a été désignée pour assumer ce rôle. Elle aura comme cogérante, Mme Marie-France Rolland, de Saint-Jean-du-Doigt.

Les premiers dossiers seront examinés dès lors que le capital permettra d’accorder les aides financières.

Le siège social de « Gwenneg » se situera chez la gérante, Mme Corre-Pouliquen, 584, rue du Prat, 29250 Santec ; tél. 02.98.29.76.83 ; e-mail : coreliz@orange.fr

 

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Journal du Pays Basque – 24 Mai 2007

« Sans le micro-crédit, je n’aurais pas pu m’installer »

Les banques ne voulaient pas les aider, Pascale Urruty et les autres ont quand même créé leur entreprise

Maritxu LOPEPE

Il y a sept ans, Pascale Urruty était salariée à Toulouse. Formée dans une. grande école de commerce, elle voulait revenir à St-Jean-Pied-de-Port et créer son entreprise. Son projet de lancer une société de nettoyage et de désinfection n’a pas eu la faveur des banques. Mais la jeune femme a croisé le Clefe (Club local d’Épargne pour les Femmes qui entreprennent). Ce groupe de personnes (5 à 15 hommes ou femmes) décide d’épargner de 15 à 50 euros par mois pendant un an et de prêter ensuite cet argent à une femme se lançant dans la création de son entreprise. Neuf mille euros sont ainsi avancés, à Pascale Urruty par le Clefe Eskukaldia de Garazi qui permettent à la nouvelle chef d’entreprise d’acheter un véhicule et du matériel pour lancer son activité en 2000. Elle compte aujourd’hui sept salariés.

« Cette aide a été très importante dans mon cas puisque j’ai démarré sans aucun client. Pour répondre à un maximum de chantiers. je me devais aussi d’avoir une gamme assez large de matériel et surtout un véhicule. Cela m’a permis de me lancer. J’ai par la suite bénéficié d’un crédit bancaire », explique Pascale Urruty.

Depuis dix ans que les Clefe existent en Pays Basque (sous l’impulsion de l’association d’animation économique Hemen), ils ont aidé à la création de 30 entreprises.. Mais ces structures ne sont pas les seules à accorder des micro-crédits. I’Adie (association pour le droit à l’initiative économique) existe aussi en Pays Basque depuis 1996. Depuis cette date, elle. a financé 70 personnes désireuses de créer leur entreprise dont Kattina Urruty de St-Jean-le-Vieux.

La jeune potière de 27 ans a suivi une série de formations pointues en arts plastiques et céramique. Depuis décembre, son atelier a pris place dans la maison de ses parents à St-Jean-le-Vieux. « Quand on veut être potière, il n’y a pas beaucoup d’alternative car il n’y a pas d’ateliers qui embauchent. Je me suis donc mise à mon compte pour pouvoir créer ma propre ligne de poterie », explique-t-elle. Son jeune âge et son statut de RMIste la classent comme insolvable auprès des banques. Elle se tourne alors vers l’Adie qui lui permet d’obtenir 7000 euros. L’essentiel de la somme lui servira à acheter un camion pour sillonner les marchés avec le stock produit en prévision de la saison estivale grâce au matériel acheté d’occasion au fil des ans.

« Si c’est sans doute maintenant que les choses sérieuses commencent, il est sûr que sans ce prêt, je n’aurais pas pu commencer à faire les marchés », estime-t-elle.

Sachant que c’est elle qui doit se déplacer du fait de son activité, Kattina Urruty n’a pas souhaité s’installer sur la côte. « J’aimerais développer un travail en commun avec le musée archéologique de St-Jean-le-Vieux. Il y a de quoi faire ici même. Et puis, on est très attaché à notre petit Pays Basque intérieur », sourit-elle.

Exclus du système bancaire

L’Adie aide exclusivement des personnes qui n’ont pas accès aux crédits bancaires, les banques leur demandant des garanties qu’elles ne sont pas en mesure de fournir. En effet, 50 à 60% des personnes aidées sont des chômeurs de longue durée ou des bénéficiaires de minima sociaux. Ce n’est pas pour autant que ces créateurs d’entreprise ne réussissent pas, loin s’en faut. « Même si cela ne garantit pas la réussite de l’entreprise, on constate que les taux de remboursement sont très bons. Entre 2003 et 2006, les projets que nous avons aidés avaient le même taux de remboursement que les entreprises classiques », explique Charlotte Bouguet, responsable de l’Adie à Anglet.

Le Pays Basque hors BAB, soit 30% de l’activité de l’Adie Pays Basque affiche d’ailleurs le meilleur taux de remboursement de l’hexagone avec 99,55% pour des porteurs de projets dont 59% étaient RMIstes. « De plus en plus de personnes se mettent à leur compte pour une plus grande stabilité de l’emploi. Dans les zones rurales, ça permet aussi de redévelopper l’économie locale » fait remarquer Charlotte Bouguet.


Un accompagnement en plus du prêt Jusqu’à samedi, la semaine du micro-crédit a pour objectif de faire connaître cette initiative aux chômeurs et bénéficiaires du RMI qui veulent créer leur propre entreprise. Elle a aussi pour but de sensibiliser les décideurs politiques à cet « outil concret de lutte contre le chômage ». Car l’Adie, principal promoteur du microcrédit ne se contente pas de prêter de l’argent mais met en œuvre un réseau d’accompagnement de ces porteurs de projets, les difficultés venant souvent après l’installation. En Pays Basque, une dizaine de bénévoles, anciens chefs d’entreprise, experts-comptables, cadres, appuient l’équipe de permanents dans cet accompagnement. Ils apportent leurs compétences en gestion, marketing, vente, communication et permettent grâce à leurs connaissances locales, une bonne analyse du tissu économique du Pays Basque. L’aide est individuelle ou prend la forme d’ateliers de formation. Les créateurs sont aussi mis en réseau avec les partenaires de l’Adie. A noter enfin que le micro-crédit a également beaucoup prouvé son efficacité dans les pays en développement. Le concepteur du système, Mohamed… ayant même obtenu le prix Nobel de la Paix en 2006.

 

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La République 03 Avril 2007

Constitution du Clefe rive gauche

La constitution du Clefe (clubs locaux d’épargne pour les femmes qui entreprennent) Rive Gauche s’est, tenue à la maison des associations de Gelos.

À l’initiative de Natalie Francq, la conseillère générale, le club local d’épargne pour les femmes qui entreprennent, voit le jour après une longue phase d’élaboration. L’équipe constituée d’une douzaine de personnes va épargner pendant un an avant de pouvoir prêter à une femme ayant un projet d’entreprise.

Brigitte Haspérue est désignée gérante du Clefe Rive Gauche pour une durée d’un an. Elle est accompagnée de Anne Bernard, Natalie Francq, Adriana Salazar, Françoise Harf, Catherine Charriéras, Cristel Pordoy, Elisabeth Jasper, Corinne Sarraillé, Jocelyne Grangé, Josy Serres-Cousiné, Jean-Louis Labatut et Gérard Boudet.

Des « marraines » sont venues assister à cette naissance.

Ainsi les trois Clefe de l’agglomération paloise étaient représentés par Françoise Mairande, pour le Clefe du Hédas, par Véronique Combalbert (ex-gérante) et Elisabeth Francq l’actuelle gérante, pour le Clefe Mosaïque et par Pascale Vincenti, pour le Clefe Oseille.

Les démarches à faire : joindre à la convention à envoyer à la fédération des CLEFE « Racines », la liste des indivisionnaires avec leur signature, l’engagement individuel et l’adhésion à « Racines » d’un montant de 45 euros.

L’assemblée décide que l’épargne sera versée par prélèvement ou virement d’un montant minimum de 10 euros mensuels. De même il sera ajouté dans la convention avec les créatrices qu’elles rembourseront leur prêt par virement ou prélèvement.

 

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